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Les assurances immobilières essentielles

Publié le 25/09/2026

Les assurances immobilières permettent de protéger un logement, ses occupants et le patrimoine du propriétaire contre les sinistres et les responsabilités financières. Certaines garanties sont obligatoires selon le statut de l’occupant ou la nature du bien, tandis que d’autres sont vivement recommandées pour éviter des dépenses importantes en cas d’incendie, de dégât des eaux ou de travaux défectueux.

L’assurance habitation

L’assurance multirisques habitation, souvent appelée MRH, couvre généralement les dommages causés au logement et aux biens mobiliers. Elle comprend habituellement des garanties contre l’incendie, l’explosion, le dégât des eaux, le vol, le vandalisme et les événements climatiques. Elle inclut également une responsabilité civile, qui indemnise les dommages causés à des tiers.

Pour un propriétaire occupant une maison individuelle, l’assurance habitation n’est pas toujours légalement obligatoire. Elle reste néanmoins fortement conseillée, car le propriétaire devrait sinon supporter seul le coût d’un sinistre. En copropriété, le copropriétaire doit au minimum souscrire une assurance responsabilité civile.

L’assurance du locataire

Le locataire d’un logement loué avec un bail d’habitation doit souscrire une assurance couvrant au minimum les risques locatifs : incendie, explosion et dégât des eaux. Il doit remettre une attestation au propriétaire, notamment lors de la remise des clés et, si le bail le prévoit, chaque année.

Cette couverture minimale ne protège pas nécessairement les biens personnels du locataire ni les dommages causés aux voisins. Une formule plus complète peut donc inclure une garantie « recours des voisins et des tiers », une protection du mobilier et une responsabilité civile vie privée.

L’assurance propriétaire non occupant

Le propriétaire bailleur peut souscrire une assurance propriétaire non occupant, ou PNO. Elle intervient lorsque le logement est vacant, lorsque le locataire n’est pas assuré ou lorsque le sinistre relève de la responsabilité du propriétaire. Elle peut notamment couvrir un défaut d’entretien, un vice de construction ou un trouble de jouissance.

La PNO est particulièrement utile pour un logement loué, un appartement inoccupé entre deux locations ou une résidence secondaire. Le propriétaire doit toutefois comparer les garanties, les franchises et les exclusions, car les contrats ne couvrent pas tous les risques de la même manière.

L’assurance en copropriété

Dans un immeuble en copropriété, l’assurance collective souscrite par le syndic couvre généralement certaines parties communes. Elle ne remplace pas l’assurance personnelle de chaque copropriétaire. Celui-ci doit protéger sa responsabilité et, selon sa situation, ses parties privatives, son mobilier et les aménagements réalisés dans son lot.

En cas de dégât des eaux, il est important de déclarer rapidement le sinistre à son assureur et de conserver les preuves : photographies, factures, devis et rapports d’intervention. Il faut également éviter d’effectuer des réparations définitives avant le passage éventuel de l’expert, sauf urgence destinée à limiter les dommages.

Les assurances liées aux travaux

Lorsqu’un propriétaire fait construire, agrandir ou rénover lourdement un bâtiment, l’assurance dommages-ouvrage doit être souscrite avant l’ouverture du chantier. Elle permet une indemnisation plus rapide des dommages relevant de la garantie décennale, sans attendre la détermination définitive des responsabilités. Elle couvre les désordres apparaissant dans les dix ans suivant la réception des travaux.

Le propriétaire doit aussi vérifier que les entreprises disposent d’une assurance de responsabilité décennale adaptée aux travaux réalisés. Les attestations doivent être demandées avant le commencement du chantier et conservées avec les factures et procès-verbaux de réception.

Bien choisir son contrat

Avant de signer, il faut comparer les plafonds d’indemnisation, les franchises, les exclusions, les délais de carence et les conditions d’indemnisation du mobilier. La valeur déclarée des biens doit être réaliste : une sous-évaluation peut réduire l’indemnisation en cas de sinistre.

En définitive, la bonne assurance dépend du statut du propriétaire, de l’usage du logement, de sa localisation et de la nature des travaux. Lire les conditions générales et particulières permet d’éviter les mauvaises surprises lorsque survient un sinistre.

(Crédit photo : www.pixabay.com)

Sources :

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