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Immobilier et succession

Publié le 10/03/2026

L’immobilier occupe souvent une place centrale dans une succession, tant en valeur qu’en complexité, et impose des démarches spécifiques pour sécuriser le transfert de propriété. Comprendre les grandes étapes – du décès au partage ou à la vente du bien – permet d’éviter blocages, conflits entre héritiers et surcoûts fiscaux. [5] [6] [7] [9]

 

Après le décès : constat, acte de décès et choix du notaire

À la suite du décès, la première démarche consiste à faire établir l’acte de décès à la mairie du lieu du décès dans les 24 heures, document indispensable pour toutes les formalités ultérieures. Les héritiers doivent ensuite choisir un notaire (souvent celui de la famille ou du défunt) qui sera leur interlocuteur unique pour régler la succession, en particulier lorsqu’il y a un bien immobilier ou un patrimoine supérieur à 5 000 €. Lors du premier rendez-vous, ils fournissent l’acte de décès, les justificatifs de situation familiale (livret de famille, mariage, PACS, divorce), ainsi que tout testament ou donation antérieure connus. [7] [8]

Le notaire procède alors aux vérifications d’usage : recherche de testament au Fichier central des dispositions de dernières volontés, identification des héritiers et de leurs droits, recensement des biens et dettes du défunt. Cette phase de préparation conditionne la suite des opérations, notamment l’établissement de l’acte de notoriété et la déclaration de succession à l’administration fiscale. [3] [7] [8]

 

Établir l’acte de notoriété et l’inventaire des biens immobiliers

L’acte de notoriété est l’acte par lequel le notaire constate officiellement qui sont les héritiers et dans quelles proportions ils viennent à la succession. Il s’appuie sur l’état civil, les testaments éventuels et les donations antérieures, afin de déterminer la dévolution successorale (parts de chaque héritier, existence d’un conjoint survivant, etc.). Cet acte est généralement signé dans le mois qui suit le premier rendez-vous, mais peut prendre plus de temps si la situation familiale est complexe ou si des recherches d’héritiers sont nécessaires. [6] [8]

En parallèle, le notaire dresse un inventaire et évalue les biens composant la succession, y compris les biens immobiliers : maison, appartement, terrain, parts de SCI. Les titres de propriété, diagnostics, relevés de compte et estimations immobilières sont collectés pour déterminer la valeur vénale des biens, qui servira de base aux droits de succession et aux futurs partages ou ventes. [3] [7] [9]

 

Déclaration de succession et droits à payer

La déclaration de succession doit, en principe, être déposée auprès de l’administration fiscale dans les 6 mois suivant le décès en France métropolitaine. Elle comprend l’identification des héritiers, le détail de l’actif (dont les biens immobiliers et leur valeur) et du passif (dettes, frais funéraires, etc.), via les formulaires 2705, 2705-S et 2706. Le notaire se charge généralement de cette formalité et calcule les droits de succession dus par chaque héritier en tenant compte des abattements, du lien de parenté et d’éventuelles exonérations. [3] [4] [9]

Certains biens immobiliers peuvent bénéficier d’exonérations totales ou partielles, par exemple des biens situés en Corse, des logements acquis dans certaines périodes ou des biens dont le titre de propriété a été reconstitué selon des dispositifs spécifiques. Le paiement des droits peut parfois être échelonné ou fractionné sur plusieurs années, sur demande et sous conditions, notamment lorsqu’une partie importante du patrimoine est immobilisée dans l’immobilier. [4] [6] [9]

 

Attestation immobilière et indivision entre héritiers

Pour les biens immobiliers, une attestation de propriété (souvent appelée « attestation immobilière ») doit obligatoirement être établie par le notaire afin d’acter le transfert de propriété au profit des héritiers. Cet acte est ensuite publié au service de publicité foncière, ce qui met à jour les registres et permet de rendre opposable le changement de propriétaire aux tiers (banques, acheteurs, administration, etc.). Tant que le partage n’est pas intervenu, les héritiers sont en indivision sur le bien immobilier, chacun détenant une quote-part abstraite du bien (par exemple, un tiers chacun entre trois enfants). [1] [5] [7] [8]

Le régime de l’indivision prévoit que certaines décisions requièrent l’unanimité (vente du bien, travaux importants), tandis que les actes de gestion courante peuvent être décidés à la majorité des deux tiers des droits indivis. Les héritiers peuvent aussi conclure une convention d’indivision pour organiser la gestion (répartition des charges, désignation d’un mandataire, durée), ce qui est particulièrement utile si le bien est conservé pour être loué ou occupé par l’un d’eux. [2] [8]

 

Partage, vente ou maintien du bien dans la famille

Une fois la succession ouverte et les droits acquittés, les héritiers doivent décider du sort du bien immobilier : le partager, le vendre ou le conserver en indivision. Le partage peut être amiable, si tous les héritiers sont d’accord, et se matérialise par un acte de partage établi par le notaire, attribuant le bien (ou sa valeur) à certains héritiers avec compensation éventuelle (soulte) aux autres. Si aucun accord n’est trouvé, un partage judiciaire peut être demandé au tribunal judiciaire du lieu d’ouverture de la succession, procédure souvent longue et coûteuse. [1] [5] [8] [9]

La vente du bien indivis nécessite en principe l’accord de tous les indivisaires, même si des mécanismes existent pour éviter le blocage en cas d’opposition minoritaire. Le produit de la vente est ensuite réparti entre les héritiers au prorata de leurs droits, après règlement des éventuels emprunts restant dus, frais de vente et ajustements sur la succession. Le maintien du bien dans la famille, par mise en location ou occupation par un héritier, suppose quant à lui de régler clairement la répartition des charges, des loyers et des travaux pour éviter les conflits ultérieurs. [1] [2] [5] [9]

 

Bonnes pratiques pour une succession immobilière sereine

Les professionnels recommandent de préparer en amont sa succession (rédaction d’un testament, donations, organisation du patrimoine immobilier, éventuellement SCI) pour limiter les situations de blocage entre héritiers. Choisir un notaire expérimenté, fournir rapidement tous les documents nécessaires et rester transparent entre membres de la famille facilite le règlement et réduit les risques de contentieux. Il est aussi conseillé de se faire expliquer clairement les conséquences fiscales et civiles des options offertes (acceptation pure et simple, acceptation à concurrence de l’actif net, renonciation) avant de prendre position. [6] [7] [8] [9]

En présence d’un bien immobilier, une estimation réaliste de sa valeur, l’anticipation des coûts (droits de succession, frais de notaire, éventuels travaux) et une réflexion sur son usage futur (habitation, location, vente) sont essentielles pour prendre des décisions équilibrées. En cas de désaccord persistant, le recours à la médiation ou au partage judiciaire permet de trancher, mais au prix de délais et de frais supplémentaires, d’où l’intérêt de privilégier, autant que possible, un accord amiable. [1] [5] [9]

 

Sources :
[1] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F16194
[2] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1296
[3] https://www.impots.gouv.fr/particulier/declarer-une-succession
[4] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F17456
[5] https://www.hosman.co/blog/succession-immobiliere
[6] https://www.capital.fr/votre-argent/comment-se-passe-une-succession-1524327
[7] https://cohen-paris.notaires.fr/succession-a-paris-quelles-sont-les-etapes-avec-un-notaire/
[8] https://notairesdelabreche.notaires.fr/articles/deroule-dune-succession-trois-etapes-189.htm
[9] https://www.golden-immo.com/heritier-d-un-bien-immobilier-comprendre-les-droits-de-succession-et-les-demarches-a-suivre/
[10] https://www.immobilier-et-compagnie.fr/succession,c45/

 

(Crédits photo : www.pixabay.com)

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